46 ANS DE SUCCÈS !
Deuxième cabaret de France, le Royal Palace est un lieu magique niché au cœur de l’Alsace. Depuis 46 ans, le petit village de Kirrwiller est le théâtre d’un spectacle époustouflant où glamour, émotion, chant, danse et comédie s’entremêlent harmonieusement. Les spectateurs sont transportés dans un monde féerique de strass, de paillettes, de plumes et de talents. Écrin prestigieux et incontournable pour tous les passionnés de music-hall, le Royal Palace, c’est Las Vegas en pleine Alsace !

LE ROYAL PALACE EN 10 DATES


1980 Pierre Meyer et son épouse Cathy reprennent le restaurant familial tenu auparavant par les parents de Pierre. Ils créent une petite scène afin d’y accueillir des spectacles.
1989 Pierre Meyer investit 1,5 million d’euros dans la construction d’une scène de 200 m², équipée d’un plateau hydraulique. Parallèlement, il monte ses propres revues plutôt que d’engager des spectacles clés en main. Le succès est immédiat et le Music-Hall accueille 600 personnes par jour.
1996 Le cabaret fait peau neuve et un nouveau complexe de 800 m² sort de terre : le Royal Palace est né ! L’amphithéâtre de 987 places permet de voir les choses en grand : la scène est désormais deux fois plus grande, avec une ouverture de 25 m sur 20 m de haut. La même année, le restaurant Le Majestic est, lui aussi, agrandi afin de pouvoir régaler jusqu’à 800 convives.
1998 Un deuxième restaurant ouvre ses portes, Le Versailles. 150 convives peuvent y déjeuner ou y dîner dans un cadre cossu et feutré, plus intime.
2010 Pour ses 30 ans, le Royal Palace ajoute de la vidéo à ses spectacles. Pierre Meyer investit 600 000 € dans un gigantesque écran LED, le plus grand d’Europe à l’époque.
2015 Après un an de travaux, le Royal Palace fête son 35me anniversaire avec l’inauguration du Lounge Club, un espace moderne et atypique de 2 200 m² sur deux niveaux, digne des plus grands clubs dans le monde, qui peut accueillir jusqu’à 1 000 personnes dans une ambiance lounge bar.
2021 Repoussée d’un an pour cause de crise sanitaire, la revue Trésor marque les 40 ans du Royal Palace.
2022 Le Royal Palace s’impose comme le 2e plus grand cabaret de France, juste après le mythique Moulin Rouge et reste le plus grand cabaret en région.
2025 Le Royal Palace fête ses 45 ans avec une nouvelle revue résolument moderne.
2026 L’histoire du Royal Palace continue de s’écrire avec l’ouverture cette année du Royal Palace Hôtel & Spa, un prestigieux complexe hôtelier de 96 chambres.
CHIFFRES
Le Royal Palace, c’est…
130 personnes salariées, dont 43 artistes
8 000 m² d’infrastructures
1 théâtre de 1 000 places
2 restaurants de 800 et 200 couverts
1 lounge club
Plus de 300 costumes

PIERRE et Mathieu MEYER
« CETTE IDENTITÉ, LE ROYAL PALACE EST LE SEUL
CABARET À L’AVOIR ! »

Dire que certains l’ont pris pour un fou lorsque Pierre Meyer a eu l’idée d’ouvrir un music-hall d’envergure internationale dans son village alsacien ! Mais ça, c’était il y a plus de quarante ans ! Nul besoin de prouver qu’il a gagné son pari. Et haut la main ! Le Royal Palace, c’est aujourd’hui 220 000 spectateurs par an et plus de 5 millions depuis son ouverture. Un succès phénoménal qui doit pour beaucoup à la personnalité de cet homme engagé, inventif, visionnaire et bienveillant. Pierre Meyer a la volonté de proposer chaque année au public un spectacle grandiose et inédit.
Que ressentez-vous quand vous regardez en arrière et que vous contemplez l’incroyable chemin parcouru ?
« Nous avons fêté l’année dernière nos 45 ans. Je n’ai qu’un seul mot pour résumer toutes ces années : bonheur ! Le bonheur, pour moi, d’avoir su installer cette salle de music-hall à Kirrwiller, un petit village alsacien que personne ne connaissait, et d’en avoir fait le deuxième plus grand cabaret de France. Mais aussi le bonheur des spectateurs ! Mon métier, c’est bien de donner du bonheur aux autres. Quand les clients nous remercient pour le bon moment passé avec nous, c’est la plus belle des récompenses. Ça me donne envie de continuer et m’incite à ne surtout pas me reposer sur mes lauriers ! »
Ce n’est pas votre cas. Tous les ans, une nouvelle revue, c’est fou !
« Oui, mais c’est à ce prix que nos clients nous restent fidèles et que nous attirons de nouveaux spectateurs grâce au bouche-à-oreille ! Lorsqu’on produit un spectacle de qualité et que l’on présente quelque chose d’exceptionnel, les gens suivent. J’y mets les moyens car j’investis chaque année plus de deux millions d’euros dans une nouvelle production. L’appui de la presse et des médias nationaux nous a aussi beaucoup aidés. »
Le Royal Palace n’est pas une success story franco-française !
« La notoriété de notre cabaret a largement dépassé les frontières de la région Grand Est. Aujourd’hui, les spectateurs viennent de toute la France, et même d’Europe ! Avec l’ouverture de l’hôtel, nous avons une clientèle encore plus internationale. Pour les touristes qui viennent visiter l’Alsace, le Royal Palace est devenu un site incontournable, à visiter comme un monument. C’est la cerise au kirsch sur le gâteau ! (Rires) »
Quelle est la recette d’un tel succès ?
« Pour moi, elle tient en 3 éléments : Premièrement, des chanteurs-comédiens talentueux. Deuxièmement, des attractions d’un excellent niveau, que je signe souvent deux ou trois ans à l’avance. Comme ce sont les meilleures, les patrons de cabarets, cirques et music-halls du monde entier se les arrachent ! Et troisièmement, un ballet au top. Le Royal Palace se distingue des autres établissements par cette notion de spectacle « musical », au sens où on l’entend à Londres dans le West-end ou à Broadway à New York. Cette identité, nous sommes les seuls à l’avoir ! »
Vous êtes très attaché à faire évoluer, améliorer le show. Des mots que vous faites rimer avec perfection !
« Oui et je fais bien ! Vous savez, je pense à notre clientèle d’habitués. Les gens sont prêts à être émerveillés chaque année. Ce n’est pas en changeant la couleur des plumes des danseuses que nous atteindrons ce but ! Qu’elles soient rouges, cette année, et bleues l’an prochain ne les intéresse pas ! Ils attendent de nous une vraie prise de risques, une originalité. On corrige, on progresse, on avance, on ne peut pas ne pas être en perpétuel mouvement. Si vous n’anticipez pas, vous n’innovez pas, les gens sont déçus et ils ne se déplacent plus. On les perd pour toujours ! Pour moi, l’avenir, ce sont les effets spéciaux. J’en parle souvent avec Mathieu ! »
Présentez-nous Sublime, votre nouvelle revue !
« Je me répète chaque année mais celle-ci est encore plus exceptionnelle que les précédentes. Jérémy Amelin connait la scène, c’est un artiste, un personnage, un créateur qui déborde d’imagination. Nous présentons neuf attractions, il n’y en a jamais eu autant. Et ce sont de très bons numéros. D’ailleurs les jeunes nous suivent et j’en suis très heureux. À les entendre, la revue de cabaret, c’est ringard, c’est pour les séniors. Mais pas chez nous. Depuis des années, nous allons vers la nouveauté et ces jeunes, conquis, reviennent tout aussi régulièrement que notre public plus âgé. C’est très encourageant. Ils savent qu’ils vont découvrir des spectacles modernes avec un fil conducteur comme dans les comédies musicales, entendre des chansons chantées en live et non en playback. Chaque mois de décembre, vous voyez, nous présentons le Noël des enfants. J’y suis très attaché : ce sont aussi nos futurs clients. »
Se réinventer chaque année, un sacré défi…
« Ce serait trop beau si on pouvait laisser le même spectacle deux ans de suite. Mais tellement de nos clients reviennent d’année en année qu’il faut se renouveler. Chaque année nous battons de nouveaux records de fréquentation. Avec Parfum d’étoiles nous avons largement dépassé les 200 000 entrées une nouvelle fois. C’est un immense succès. Nous avons tellement bien travaillé que nous avons mis la barre encore plus haute une nouvelle fois. Nous investissons sans cesse davantage dans la qualité des spectacles. Cette année, nous avons rajouté des murs LED et des nouveaux projecteurs. Nous avons également doublé l’investissement sur les costumes. Rien qu’un seul costume sur le final coûte 5500 €. Tout ce public fidèle ne doit pas se déplacer pour rien dans notre campagne perdue : il doit être bien accueilli. »
Sublime, cela résume bien votre aventure au Royal Palace ?
« Je me souviens de nos débuts, avec des petits spectacles pendant les repas dansants pour la clientèle régionale. Quand nous avons commencé nos propres productions avec la machinerie de scène pour accrocher des décors, je savais que j’allais faire fort. Sublime, oui, cette aventure qui dure depuis bientôt cinquante ans, et aussi complètement folle ! »
LE MOT DE MATHIEU MEYER

« J’ai toujours eu beaucoup d’admiration pour mon père qui est parti du petit dancing de ses parents pour le transformer en un lieu devenu mythique que l’on ne s’attend pas à trouver dans un village alsacien, à 30 kilomètres de Strasbourg. J’ai grandi ici, j’ai vu toutes les évolutions du Royal Palace au fil des années et je suis très fier de ce qu’ont accompli mes parents. Ils méritent amplement le succès pour lequel ils ont tant travaillé. Ils sont un vrai exemple pour moi. Ils m’emmenaient partout avec eux pour m’apprendre le métier, recruter des danseurs, découvrir des numéros… Puis j’ai suivi l’école hôtelière pendant cinq ans avant de retrouver le Royal Palace où j’ai commencé petit à petit, en faisant le tour de tous les postes et en ayant la chance de regarder mon père travailler. Il faut le suivre ! Il fourmille d’idées et de projets ; il mise toujours plus sur la technologie pour mettre la barre toujours plus haute. Mes parents ont commencé à deux. Avec ma compagne Sarita, nous sommes désormais une équipe de quatre pour monter et mener à bien tous les projets multiples du Royal Palace, entourés par tous les corps de métier. Depuis de nombreuses années, les clients nous demandent une offre de logement élargie pour pouvoir dormir sur place et profiter au maximum de leur soirée au Royal Palace. Nous les avons écoutés. Depuis le 28 août avec l’ouverture du Royal Palace Hôtel & Spa, ils n’ont qu’à traverser la route à la fin du spectacle. J’ai porté ce projet à bout de bras, c’est à la fois une grande fierté et une nouvelle page qui s’ouvre pour nous. J’y vois comme un passage de relais. Mes parents ont imaginé le Royal Palace, je prolonge leur rêve avec cet hôtel où tout a été imaginé pour qu’il y ait une continuité, du cabaret à l’hôtel, jusqu’aux plus petits détails. Cet hôtel nous ressemble. Je suis très ému d’apporter ma pierre à l’édifice de l’aventure familiale. Quel bonheur de voir le chemin parcouru, jusqu’aux nouveaux projets portés aujourd’hui, tous ensemble, en famille ! »

SUBLIME
Ses fans l’ont surnommé Sublime. Acclamée depuis toujours, elle brille sur le tapis rouge dont elle est la star incontestable. Mais face aux photographes, elle est prise un jour d’une violente crise d’angoisse et balance tout en bas des marches. Lâchée par son fiancé toxique qui est aussi son manager, Sublime disparaît. Dans sa fuite, elle rencontre un rêveur solitaire, un poète de l’ombre qui va lui tendre un livre avant qu’elle ne s’endorme. Elle se réveille dans une ville de papier et de récits imaginés par cet homme mystérieux. Commence alors une aventure spectaculaire, intense, bouleversante qui les emportera ensemble en Amérique Latine, dans l’Egypte Antique et même en plein conte de fées grâce à la magie de l’imaginaire. Au fil des chapitres et des tableaux, la jeune femme va apprendre à se libérer des diktats qu’elle a trop longtemps subis pour écrire enfin sa proche histoire, sublime, forcément sublime.
Les créateurs
Sublime repousse encore plus loin les frontières de l’enchantement. Tout en conservant l’ADN du Royal Palace qui a fait sa renommée internationale, ce nouveau spectacle se veut encore plus ambitieux et audacieux.
L’ADN du Royal Palace c’est :


JÉRÉMY AMELIN
Metteur en scène
« J’ai eu envie de revenir aux sources du cabaret »
Les aficionados de la STAR AC’ sur TF1 le reconnaîtront sûrement. Arrivé en finale, Jérémy n’est pas passé inaperçu lors de la 5e saison en 2005. Depuis, il s’est fait une place de choix dans l’univers des spectacles. Artiste éclectique, il est homme à relever tous les défis ! Et c’est ce qui l’anime au Royal Palace. Cela signifie d’abord être digne de confiance de Pierre et Mathieu Meyer et, ensuite, de produire un show irréprochable. « Notre objectif, confie-t-il, c’est de mettre en perspective toute la richesse artistique et le savoir-faire du Royal Palace. Il s’agit d’harmoniser avec habileté et fluidité attractions, scènes de danse et de chant. Cette année encore plus que les autres, la poésie est au cœur de l’histoire de Sublime, dans les numéros des artistes de cabaret comme dans les tableaux du show, liés par l’émotion qu’ils vont provoquer. » Jérémy ne manque pas de cordes à son arc. Il a mis en scène le spectacle dont il a aussi imaginé le pitch comme les costumes et les décors également. « C’est vrai que j’ai toujours aimé écrire, créer, diriger. Même quand je n’étais pas le metteur en scène d’un spectacle, je ne pouvais pas m’empêcher de mettre mon grain de sel. » Son idée originale, il l’a soumise aux dirigeants du cabaret. « On en parle tous ensemble et on voit comment cela peut se traduire en danse. On ne conçoit pas le spectacle pour soi, mais pour TOUS les publics. Pierre Meyer a de l’instinct, de l’audace. Il est à l’écoute : il n’est jamais fermé. » Et c’est ce qui nous permet d’avancer, de progresser et d’innover. »
Quelle a été votre inspiration pour Sublime ?
J’essaie chaque année de me renouveler. J’étais parti très loin lors du dernier spectacle dans le côté fantastique avec une histoire très cinématographique. Je m’étais un peu éloigné des codes classiques du cabaret. Cette fois, j’ai eu envie de revenir aux sources, avec encore plus de velours, de chic, de glamour, à l’image du Royal Palace. J’ai voulu imaginer ce qui pourrait se passer dans un lieu comme celui-ci. C’était mon point de départ.
Qu’a-t-il de si romanesque, le Royal Palace ?
Quand on vit à Paris, on a tendance à ne plus trop voir ce qui nous entoure. Et puis tout à coup, au hasard d’une promenade, on lève la tête pour redécouvrir la poésie des lumières sur les quais. Le monde entier peut rêver d’une ville que l’on ne regarde plus. J’ai vécu un peu cette même expérience au Royal Palace. Un jour, au lieu de passer par les coulisses comme à chaque fois, je suis entré par le grand hall avant de rejoindre la salle comme le font les spectateurs. J’ai été saisi par la beauté et la singularité de ce lieu magique. Ce n’est pas seulement un outil extraordinaire avec une scène et des effets techniques. C’est quand même l’histoire d’un homme, d’une famille. Il a une âme. Avec l’ouverture de l’hôtel, il fallait aussi faire un pont. Pour tout vous dire, l’héroïne principale du spectacle, Sublime, va se préparer dans une suite du palace avant de rejoindre en hélicoptère les 200 mètres qui la sépare de la scène.
Quel est le défi cette année ?
Le vrai challenge, c’est le décor assez volumineux, – une vraie ville avec une tour, un immeuble, un grand pont avec des arches, qui reste pendant une dizaine de tableaux, bien plus longtemps que les autres années. L’enjeu avec ce décor unique est de surprendre et de donner l’impression qu’il change même s’il reste le même. C’est aussi lié à une envie que la direction a depuis des années d’ouvrir le show sans refermer le rideau jusqu’à la fin. Dans ce cas, moduler un décor, synchroniser l’entrée d’un élément avec la sortie d’un autre sans que le public ne s’en aperçoive demande beaucoup d’ingéniosité.
De quoi êtes-vous le plus fier ?
Je peux déjà vous assurer d’un effet « waouh » sur l’opening. Je mise aussi énormément sur l’histoire et l’émotion que va susciter Sublime. J’espère que les gens vont être transportés et s’identifier même aux personnages jusqu’à se dire qu’ils peuvent eux aussi écrire leur propre récit. C’est un show positif avec beaucoup de poésie.

PATRICK RIANDIÈRE
Directeur Artistique
Présent depuis plus de trente ans au Royal Palace, Patrick Riandière est le directeur artistique du cabaret depuis onze ans. Il participe à l’élaboration du spectacle : choix des tableaux, des musiques, écriture du scénario avec Pierre Meyer et toute l’équipe, mais aussi à la conception des vidéos sur les écrans géants. Il est également présent à chaque représentation afin de veiller au bon déroulement du spectacle, aussi bien au niveau artistique que technique.

JASMINE ROY
Directrice de casting chant et coach des chanteurs
Depuis neuf ans, Jasmine Roy, directrice vocale, mène les castings pour dénicher les nouveaux talents et sélectionner les chanteurs et chanteuses du nouveau spectacle. Meggy Forget, déjà bien connue au Royal Palace, était pour elle un choix évident pour incarner Sublime, le rôle féminin. « Meggy est une meneuse de revue idéale. Elle coche toutes les cases : elle chante bien, elle danse bien, elle joue bien et, en plus, elle est rayonnante. » Chaque année, Jasmine est chargée de dénicher les chanteurs du spectacle. Elle reçoit en moyenne 250 candidatures. La directrice de casting auditionne environ soixante-dix artistes. Jasmine Roy produit aussi toute la musique du spectacle avec Eric Melville, le directeur musical du Royal Palace. Arrangements, chœurs et instrumentations, tout est refait et enregistré en studio mais les artistes se produisent bien en direct sur scène. Le playback n’a pas sa place au Royal Palace ! « Chaque année, on franchit un nouveau un cap. Il y a encore plus de moyens, les histoires s’étoffent, les costumes sont de plus en plus somptueux, les attractions s’intègrent parfaitement dans le récit… J’ai connu Jérémy Amelin sur la STAR AC’, il y a longtemps… J’étais sa prof de chant. C’est un vrai plaisir de collaborer désormais avec lui sur les spectacles du Royal Palace. C’est très émouvant de voir le grand professionnel du spectacle qu’il est devenu. »
ANGELO RECCHIA
Chorégraphe
Il se définit lui-même comme « un raconteur d’histoires ». A 32 ans, Angelo Recchia en a déjà écrites plusieurs. Originaire de Rome, il commence la danse dès l’âge de 8 ans, influencé par sa sœur. Quand il l’accompagnait à ses cours, il avait « deux cœurs à la place des yeux ». A 16 ans, il part pour Los Angeles où il finit par s’installer. Là-bas, il danse pour les American Music Awards ou Kanye West. Après le Covid, il rentre en Italie et débute une carrière de chorégraphe, sans s’arrêter de se produire pour autant. « Je vais danser toute ma vie. J’ai besoin de danser pour d’autres pour élargir mon univers aussi. » Figure célèbre dans son pays notamment grâce sa participation à un show télé très populaire, on l’a découvert en France avec la Star Academy. Après y avoir passé trois saisons en tant que danseur et chorégraphe des primes, il se lance un nouveau défi en rejoignant le Royal Palace.
« J’ai grandi avec le mythe du cabaret français, il n’y en a pas vraiment chez nous. J’ai toujours adoré cet univers. » Il est aussi passionné par l’architecture et la photographie. « Je m’inspire beaucoup de tout ce qui est un peu déstructuré, de tous ceux qui cassent les représentations. Je n’aime pas la danse quand elle est fake, caricaturale. Nos corps racontent vraiment quelque chose quand ils sont dans la vérité. »
JÉRÉMY FERNANDES
Régisseur plateau
Il est un peu le maître du jeu depuis les coulisses où il gère avec son équipe les décors, les artistes, les attractions, le matériel. Régisseur plateau, Jérémy Fernandes est l’un des rouages importants du spectacle. « Les spectateurs ne peuvent pas imaginer tout ce qui se passe autour de la scène. C’est comme un puzzle à mettre en place. Tout le monde court dans tous les sens, un décor bouge pour en laisser passer un autre en quelques secondes tandis qu’un danseur doit passer juste à côté…. A l’arrière, c’est un peu une course contre la montre. La seule chose qui me surprend encore, c’est qu’à chaque fois, on arrive toujours à s’en sortir avec encore plus de costumes, encore plus de décors. » Parmi ses souvenirs marquants, le plancher qui a craqué en pleine représentation, à la fin d’un numéro de magie avec une boule géante. Le public n’y a vu que du feu et le spectacle a pu continuer. Cet originaire d’Alsace travaille maintenant depuis plus de dix ans pour la famille Meyer. « Les patrons, ils sont exceptionnels ! Ils sont toujours prêts à investir et on travaille avec une technologie assez extraordinaire. On n’est jamais cantonné à nos acquis : chaque année, le challenge change avec un nouveau spectacle et de nouveaux défis. »

Les chanteurs
Déjà neuf ans que Jasmine Roy a la responsabilité d’organiser le casting des chanteurs pour le Royal Palace. Cette année, avec la famille Meyer, elle a sélectionné deux artistes talentueux aux profils étonnants et aux voix qui le sont tout autant !

Meggy Forget
Quand, à l’école, on demandait à Meggy ce qu’elle voulait faire quand elle serait grande, elle répondait sans hésiter « chanteuse ». Elle s’est toujours sentie artiste dans l’âme. Si le chant et la danse ont toujours fait partie de sa vie, la jeune femme ne monte sur scène que le week-end. C’est en 2017, lors d’un voyage en Thaïlande, qu’elle réfléchit à son avenir. Son cœur ne balance plus entre le métier d’artiste et un job qui ne la passionne pas du tout. Elle entre à l’INM, l’Institut National des arts du Music-hall, où elle suit des cours de chant, de danse et de théâtre qui lui ouvrent enfin les portes du monde du cabaret. En haut de la liste des établissements où elle rêve de travailler, figure le Royal Palace dont elle connaît l’exigence et la qualité des spectacles. « Tout ce que j’ai fait, les sacrifices que j’ai consentis, c’était pour en arriver là. C’est très important pour moi de me produire sur cette scène-là » affirme-t-elle. Après Frénésie, Grand Amour, Déesses et Parfum d’étoiles, le rêve continue. « C’est challengeant de changer chaque année de rôle. La saison dernière, je jouais une aventurière plutôt rebelle. Cette année, une star mondiale qui va s’émanciper. Je ne sais pas où Jérémy Amelin va chercher tout cela ! Tous les ans, je me dis qu’il est fou, ce garçon. Et tous les ans, c’est génial, il nous embarque avec lui. »
Vincent Escure
Il est déjà un visage familier de la scène musicale. Il a été Muff Potter, le clochard alcoolique dans Tom Sawyer au théâtre Mogador, le fils de Jean-Pierre Castaldi dans Aux frais de la princesse, le prince Hubert et Patsy dans Spamalot et a rejoint la tournée de Michel Forever, le spectacle hommage à Michel Legrand. On l’a aussi découvert sur France 2 dans la série Détectives, dans le rôle de l’assistant maladroit. Mais sa toute première spectatrice, c’est sa grand-mère paternelle, une ancienne de la maîtrise de Radio France. « Avec ses copines pendant les pauses, elles inventaient des paroles souvent grivoises. C’est comme cela que j’ai appris à chanter vers huit ans. Avec une tripotée de cousins, elle nous faisait faire des canons. » L’amour des planches naît un peu plus tard, au lycée où il s’est inscrit au club théâtre. Il y découvre une liberté totale en jouant. « C’était électrisant. Je me suis dit que ce serait mon métier. » Il a rejoint l’année dernière le Royal Palace, pour remplacer un ami chanteur en congé paternité avant de récidiver cette fois pour toute la saison. Il cultive une autre particularité, et ce n’est pas sa ressemblance avec Ben Stiller. C’est sa passion pour l’Eurovision à laquelle il a consacré avec un ami un podcast pendant cinq saisons puis un livre. Vincent Escure connaît bien la chanson.

Les attractions

HERMANOS ACEROS
Numéro de main à main
Le duo d’acrobates colombiens impressionne dans ce numéro de voltige et d’équilibriste à couper le souffle. Devant l’exploit de leurs figures exceptionnelles, on en oublie presque la force qu’il faut pour enchaîner ces figures de main à main et même de tête à tête, clou de leur prestation, hautement périlleux pour les cervicales !
JONATHAN ROSSI
Numéro de vélo acrobatique
Cette super star espagnole du Street Trial nous fait perdre les pédales. Au guidon de son vélo BMX, il enchaîne les sauts et les figures acrobatiques avec une facilité déconcertante. Une démonstration technique de haut niveau à un rythme d’enfer.


CRISTINA GARCIA
Contorsionniste
On ne parle même plus de souplesse quand on découvre les contorsions de Cristina Garcia. Les mots nous manquent : elle en est bien au-delà quand elle se plie en quatre pour défier les lois physiques du corps, dans un numéro aussi glamour que virtuose. Femme scorpion sur son rocher, elle achève sa prestation inouïe sur une autre prouesse, en décochant une flèche du bout des orteils, un arc entre les pieds.
SARITA
Illusionniste
Une femme illusionniste, c’est encore rare dans cette profession. Rock star de la magie, Sarita enflamme une nouvelle fois la scène du Royal Palace avec un numéro inédit, puissant, moderne et sexy d’illusions romantiques, enchaînant les apparitions, disparitions et évasions sur le thème du soleil et de la lune. « Dans la tête des gens, un magicien, c’est encore souvent un homme » regrette Vincent Vignaud, avec qui elle a élaboré son numéro. « Il faut avoir une vraie présence sur scène, pouvoir porter un numéro avec un charisme que tout le monde n’a pas. » Cette illusionniste, également danseuse, originaire des Pays-Bas, n’en manque certainement pas !


VIVIANA ROSSI
Numéro aérien et aquatique
Telle une sirène enchanteresse dans sa baignoire, cette artiste hors-norme ne tarde pas à envoûter les spectateurs quand elle prend son envol, dans un numéro de sangles aériennes à couper le souffle, enchaînant les figures acrobatiques avec une virtuosité rare.
ELISA CUSSADIE
Et ses perroquets
L’artiste italienne sait parler à l’oreille des perroquets, ses partenaires sur scène dans ce numéro de dressage de haut vol. Quand les oiseaux survolent la salle dans un ballet gracieux, le temps semble suspendu, lors d’un final aussi magique que poétique.


SKOKOV
Numéro de double balançoire russe
Dans ce numéro de haute voltige habituellement masculin, les huit athlètes en longue robe bleue multiplient les figures et les sauts périlleux, en passages croisés et même triples, dans un ballet acrobatique spectaculaire.

Les danseurs et les danseuses

Que serait un cabaret sans ses sublimes danseuses ? Cette année, elles sont treize sur scène, accompagnées de huit danseurs. Pas moins de sept nationalités sont représentées : la France, l’Ukraine, la Russie, la Biélorussie, l’Angleterre, l’Australie et l’Italie. Ces artistes sont sélectionnés lors de castings organisés à Londres et à Kirrwiller. Comme le spectacle change chaque année, Pierre Meyer et la chorégraphe tiennent à ce que tous repassent une audition, y compris les « anciens », afin d’avoir la meilleure équipe sur scène. En coulisses, danseurs et danseuses du Royal Palace forment une grande famille. Nombre d’entre eux sont tombés amoureux sur la scène, au fil des répétitions… C’est le cas d’Alla et Sasha. La belle Ukrainienne et le charmant Biélorusse ont posé leurs valises à Offwiller où ils ont acheté une maison. Le village de 800 habitants se situe à deux pas du cabaret !

Kiara Bich-Coso
Kiara rejoint la troupe de danseuses du Royal-Palace, nouvelle recrue française du cabaret alsacien. C’est Jasmine Roy, coach vocale dans son école, l’Institut national des arts du musical, qui l’a encouragée à envoyer sa candidature. La jeune femme, qui a commencé la danse dès l’âge de quatre ans, a suivi une formation en classique et en flamenco, avant de se spécialiser en jazz et en heels (danse sur talons). « J’aime le cabaret car je peux m’amuser à jouer, à incarner un caractère comme ce que j’ai découvert avec le flamenco. Au Royal Palace, dans l’interprétation, il y a beaucoup de matières à explorer, avec un côté un peu coquin et amusé. » Au cœur du ballet, elle est également la doublure comédie de Meggy Forget.

Le monde entier vient à Kirrwiller !
Origine des artistes travaillant au RP : Ukraine – Russie – Royaume Uni – Hollande – Italie – Nouvelle-Zélande – Australie – Irlande – États-Unis – France – Afrique du Sud – Canada – Colombie – Espagne


Deux tables d’exception
Au Royal Palace, la créativité et le talent ne s’expriment pas que sur la scène. Ils sont aussi de mise dans les deux restaurants du cabaret : Le Majestic, et Le Versailles, à l’atmosphère plus feutrée. Il faut dire que Pierre Meyer, cuisinier de formation, Fin gourmet et épicurien, met un point d’honneur à goûter tous les plats avant de les inscrire à la carte. En cuisine, de véritables artistes s’affairent pour offrir un spectacle visuel fascinant et un émerveillement gustatif aux convives. Rencontre avec trois virtuoses de la gastronomie.

BRUNO SCHLEWITZ
le chef du Majestic
Maître cuisinier de France, disciple d’Escoffier, le chef du Majestic est originaire d’Illhaeusern, bourgade alsacienne où il y avait à l’époque un restaurant 3 étoiles, l’ Auberge de l’Ill. C’est tout naturellement au sein de cet établissement que Bruno Schlewitz a fait son apprentissage, avant d’intégrer de prestigieuses maisons, notamment chez Paul Bocuse et au Ritz. Il y a vingt ans, le chef a pris les rênes des cuisines du Royal Palace. Pour Le Majestic, il a élaboré une carte avec des produits frais régionaux travaillés sur place avec, dans chaque menu, une place de choix réservée au foie gras. « Le repas est la première approche des clients du Royal Palace avant le spectacle. Le moment doit donc être festif », explique-t-il. Des pièces nobles sont également proposées, comme le filet de bœuf ou la dorade royale. La cuisine de Bruno Schlewitz est généreuse et conviviale. Comme lui. A la tête d’une brigade de 17 personnes, le chef livre une partition culinaire savoureuse qui ravit autant les yeux que les papilles. C’est bien une véritable fête des sens qui se joue chaque joue au Majestic !
ERIC LACROIX & RÉGIS SCHMIDT
les deux chefs du Versailles
Arrivés au Royal Palace à six mois d’intervalle, Éric Lacroix et Régis Schmidt œuvrent de concert dans les cuisines du Versailles. Natif du Bas-Rhin, Éric est passé par l’Auberge du Cheval Blanc à Lembach, deux étoiles Michelin, puis chez Hubert Maetz, maître restaurateur à Rosheim, avant de poser ses valises au Royal Palace il y a sept ans. Régis, lui aussi originaire du Bas-Rhin, a multiplié les expériences dans les restaurants étoilés avant de le rejoindre aux fourneaux. Les deux chefs ne se connaissaient pas auparavant, mais ils ont su rapidement trouver équilibre et harmonie en coulisses pour concocter des mets d’exception aux convives du Versailles. « Nous avons à cœur d’appliquer tout ce que l’on a appris dans les maisons précédentes pour proposer une cuisine proche de celle que l’on peut déguster dans un restaurant gastronomique », expliquent-ils. Digne du raffinement à la Française, la cuisine d’Éric Lacroix et de Régis Schmidt conjugue technique et gourmandise afin de proposer des mets alliant tradition-notamment, l’incontournable foie gras-, aux nouveaux produits qu’ils affectionnent, comme le wakamé ou les perles de safran. Leur petit truc ? Surprendre les papilles de leurs clients avec des saveurs inédites et des associations étonnantes.



DES CHIFFRES PANTAGRUÉLIQUES
Chaque année, les restaurants du Royal Palace servent :
7 tonnes de foie gras
10 tonnes de légumes frais
32 tonnes de viandes et poissons
4000 bouteilles de Champagne
8000 bouteilles de crémant d’Alsace
50 000 bouteilles de vin
MA RECETTE DU FOIE GRAS
PAR BRUNO SCHLEWITZ
INGRÉDIENTS
1 kilo de foie gras de canard cru et déveiné
10g de sel fin
1g de muscade moulue ou râpée
1g de poivre blanc moulu
1g de mélange 4 épices
1g de sucre semoule
1 cuillère à café d’eau de vie de kirsch
1 cuillère à café de muscat d’Alsace (ou à défaut de porto blanc)
1/ Mélanger le sel fin, la muscade, le poivre blanc, le mélange 4 épices et le sucre semoule.
2/ Étaler les foies gras à plat.
3/ Assaisonner avec le mélange.
4/ Ajouter les deux alcools.
5/ Déposer les foies gras assaisonnés dans une terrine et filmez-la entièrement.
6/ Cuire dans un bain-marie dans une eau à 66°C exactement.
7/ Sonder le foie gras et, lorsque sa température atteint 56°, stopper immédiatement la cuisson en plongeant la terrine dans l’eau glacée.
8/ Réserver la terrine au réfrigérateur, au minimum deux jours, afin que les arômes se mélangent.
LE CONSEIL DU CHEF
« Au moment de servir, vous pouvez ajouter un peu de fleur de sel ou un tour de moulin à poivre. Un bon morceau de pain de campagne frais saura sublimer ce foie gras, ainsi qu’une confiture d’agrumes ou de fruits, sans sucre ajouté. »

UN PÔLE ÉCONOMIQUE MAJEUR
POUR LA RÉGION
Le Royal Palace, c’est bien sûr du rêve et des spectacles, mais le cabaret est aussi un acteur majeur de l’économie locale. Il attire des touristes de France et d’Europe qui font le bonheur – et les affaires ! – des nombreux gîtes et petits hôtels des villages alentour, ainsi que des autocaristes et des sociétés de taxis. Par ailleurs, de nombreux artisans de la région sont sollicités pour fabriquer les décors du spectacle. À l’échelle du département, les restaurants s’approvisionnent en légumes frais au marché-gare de Strasbourg, la plus grande plateforme de commerce de produits locaux de la ville. Idem pour le pain qui arrive chaque jour d’une minoterie de la région de Sélestat, avant d’être cuit juste avant les repas. Enfin, la grande majorité des bouteilles servies dans les restaurants proviennent de la région, soutenant ainsi les producteurs de vins et crémants d’Alsace. « C’est toute la région qui se mobilise et vit pour le Royal Palace ! », confirme Pierre Meyer.

ET SI L’ON FAISAIT DE BEAUX RÊVES…

Pour prolonger la féerie, le Royal Palace propose aux spectateurs de passer la nuit dans l’une de ses 9 mini-suites. Décorées avec goût, elles les transportent immédiatement dans l’ambiance cabaret, tout en offrant un confort optimal. De quoi s’endormir avec des étoiles plein les yeux et prolonger encore un peu le rêve…

INFOS PRATIQUES
ROYAL PALACE
20, rue de Hochfelden
67330 KIRRWILLER
Tél. : 03 88 70 71 81
SE RENDRE AU ROYAL PALACE
De Strasbourg : A4, Sortie 46 Hochfelden, Direction Bouxwiller
De Paris : A4, Sortie 45 Saverne, direction Bouxwiller
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